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FALLING FROM EARTH
neon production

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Written and directed by Chadi ZENEDDINE

In coproduction with ArtWist Productions (Lebanon)

Distribution
France: Neon Productions

International sales
NEON Productions

Youssef, a fool and wise man ... lives in the remains of a building where he collects photos of happy people.

Behind each of these people's fate lie millions of implosions of a town wounded by time. Chapter after chapter, they will be waiting for... Beirut.

Do we really lose our sense of reality when everything around us sounds like constant explosions?

Date released in France, May 16th, 2012


ARTISTIC LIST

Rafiq Ali AHMAD
Youssef
Carmen LEBBOS
Lamia
Ammar SHALLAK
Naya's father
Yamen SUKKARIEH
Jad
Naya SALAMEH
Naya

TECHNICAL LIST

Director
Chadi ZENEDDINE
First Assistant Directors
Mira EL KOUSSA/ Youssef JABRE/ Wafaa Céline HALAWI
Production Manager
Najib SABBAGH, Bashir EL ACHKAR, Jopeph KHALOUF, Joe SAFI Reem SALEH, Suzy ZINO
Director of Photography
Johnny Abi FARES
Cameraman
Joyce SAMAHA
Editor
Gladys JOUJOU
Sound designer
Mohab SHANEHSAZ, Charbel RAMIA, Miryam CHAYEB, Sabine, Youssef DIB
Composer
Polérik ROUVIERE
Production designer
Sandra ATTALAH, Zeina NAWAR, Chatzi-Diana SOUSSA, Sand HELOU
Location Manager
Nadine MAHFOUZ, Mireille NADER, Emma SHAFFU, Wael ZEINEDDINE
Film Festival Rotherdam - Holland
New Directors New Films - NY,USA
Calgary Arab Film Festival - Canada
Dubaï International Film Festival - Saudi Arabia
NatFilm Festival Copenhagen - Danemark
Monaco Film Festival - France
Golden Apricot International Film Festival of Yerevan - Armenia
International Torun Film Festival - Poland
Ammam Film Festival - Jordan
30ème Festival International du Cinéma Méditerranéen - Montpellier, France
Arab Film Festival - LA, USA
Al-Kasaba International Film Festival - Ramallah, Palestine
Carthage Film Festival - Tunisie
Tallinn Black Nights Film Festival - Estonie
Lens Politica Film and Media Art Festival - Helsinki, Finlande
The Northern Light Film Festival - Newcastle, UK
International Cinematographic Meeting of Laayoune - Marocco
Film Festival of Ottawa - Diverciné, les écrans de la francophonie du monde - Canada
Alexandria International Film Festival - Egypte, Alexandrie
Film Series at Scripps College Humanities Institue - Claremont, USA
Kolkata International Film Festival - India
Lebanise Film Festival - Jordan


 

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L'Orient-Le Jour, quotidien libanais d’expression française
 
RENCONTRE - Chadi Zeineddine signe « Falling from Earth », portrait d'un jeune réalisateur-artiste
Ecrit par la rédaction de L’orient-Le Jour.
Marseille,11Janvier2008,

Attention, talent. Chadi Zeineddine s'apprête à s'envoler pour le grand monde du 7e art. C'est un saut dans l'inconnu pour le jeune réalisateur, dont le long-métrage «Falling from Earth» (avec les acteurs Rafic Ali Ahmad et Carmen Lebbos) sera en compétition au Festival de Rotterdam puis à celui de New York.

Après avoir foulé le tapis rouge du Festival du film de Dubaï, le jeune cinéaste jubile car son film fait son chemin sur les écrans internationaux. Avant une sortie prévue en février à Beyrouth.

Chadi Zeineddine n'a pas attendu d'avoir trois millions de dollars pour faire son film. Non. Sa fougue, son énergie et son enthousiasme, il ne les a pas dépensés en frappant aux portes des producteurs. Il n'a pas non plus répondu à l'appel, ô combien tentant (et lucratif !), des vidéoclips et autres films publicitaires. Après avoir achevé ses études de cinéma (LAU et Sorbonne), le jeune passionné s'est jeté dans la mare, tout seul comme un grand. Il a écrit son scénario, rallié quelques amis à sa cause et pris sa caméra pour entamer illico presto le tournage. Pour faire un cinéma authentique, plus dans la marge, mais sincère. Après trois ans de tournage, le voilà donc récoltant les fruits de sa témérité. Ce laps de temps relativement conséquent lui a permis de peaufiner son long-métrage en gommant les possibles erreurs et de penser sa réalisation longtemps en amont. Ainsi, il s'est sécurisé, a récolté des fonds au fur et à mesure et n'a pas subi les aléas des premières fois.

Son impeccable tenue et son allure d'intello pourraient passer pour de la prétention ; son teint hâlé pour du bronzage artificiel ; et ses Director's Statement pour de la mégalomanie. Il n'en est rien. Chadi Zeineddine a une classe naturelle et sincère.

Ses déclarations se succèdent comme les pages d'un carnet secret, devenu public. Il y consigne – avec un sens de l'ironie aiguisé – ses angoisses, ses doutes, ses interrogations, ses rêves, ses peines et ses joies... Le regard des autres. Le besoin d'une reconnaissance publique. Les échecs. L'envie. Les envies. De changer le monde. L'ambition.
D'emblée, on se fait de lui le portrait d'un jeune homme romantique, le portrait d'un jeune homme artiste. Avec tout ce que cela implique pour y parvenir. Les transformations, les réflexions sur le monde qui nous entoure. « Être artiste, c'est voir le monde et être vu par le monde », dit-il. Observer, voir, entendre ce qui nous entoure. Emmagasiner le plus d'émotions. Les vraies. Les dures, comme les bonnes. Vivre et sentir. Et en sortir une œuvre. Une œuvre personnelle, subjective, intéressante, parce qu'elle est le résultat d'un travail intime et profond d'un homme.

Beyrouth, encore et toujours

Son inspiration, le réalisateur la puise dans Beyrouth. Dans Falling from Earth, il brosse un portrait à 5 visages. Non seulement celui des quatre personnages principaux, mais aussi celui d'un pays et d'une époque.
Explications. « Le film aborde l'histoire de quatre personnes et leur rapport avec Beyrouth. Elles vivent un état de guerre intérieure dans la guerre réelle qui dévaste le pays. Les histoires sont différentes. La première est celle de l'acteur Rafic Ali Ahmad (Youssef), qui a décidé de son plein gré de vivre dans un espace détruit. Ce lieu dévasté nous rappelle Beyrouth. Et parce que j'aime cette ville avec toutes ses imperfections, j'essaye, avec ma caméra, de montrer cet endroit de prime abord hostile sous son plus beau jour. »Les trois autres histoires se déroulent dans ce même abri délabré, mais à des époques différentes.

« Le film est épuré de paroles, ajoute le jeune réalisateur. À peu près 15 minutes seulement sont dialoguées. Je laisse la place aux émotions vives. C'est pourquoi nous avons essayé de mettre en évidence la guerre intérieure que les personnages vivaient, plutôt que l'état réel de guerre qui ravageait le pays. »

Et d'ajouter : « Les personnages ne se rencontrent jamais dans le film, puisque chaque histoire diffère de l'autre. Le noyau de l'histoire réside dans le fait que Youssef, qui vit dans cet endroit très spécial, rassemble des photos diverses, des mémoires, qui forment le paysage de sa chambre. Il a collecté ces photos tout au long de sa vie, beaucoup d'entre elles sont les seules traces laissées par les gens qui se sont enfuis pendant la guerre. Trois de ces images sont celles des histoires que nous suivrons, faisant de ce fait la seule liaison existant entre les personnages. L'espace est le lien unique qui les relie. »

Rafic Ali Ahmad témoigne, quant à lui, que lorsque « Chadi m'a demandé de travailler avec lui sur ce film, je n'ai pas eu à lire le scénario, vu qu'il avait déjà tourné les histoires précédentes. Seule mon histoire qui connecte les autres à travers mon caractère n'avait pas été encore tournée. Quand je l'ai rencontré pour la première fois, il m'a dit : " J'aimerais bien te parler pour te connaître un peu plus. J'ai ce rôle à te proposer. " On a discuté environ 30 minutes et j'ai immédiatement accepté de jouer ce rôle, vu la manière dont Chadi l'a introduite. J'ai vu en lui un véritable cinéaste, donc je n'ai même plus lu le scénario. Ma perception de Chadi s'est réaffirmée quand nous avons commencé à travailler ensemble. J'ai trouvé qu'il était sûr de lui et avait un langage et une perception cinématographiques propres à lui. »

Boulimique de la vie

Le jeune cinéaste est intelligent. Pour un premier film, il présente une ambition relative qui lui permet de maîtriser son long-métrage du début à la fin. Il connaît les dangers correspondant aux premiers films et préfère jouer sur un contexte où les personnages et les lieux sont peu nombreux. « Maints réalisateurs commencent leur carrière avec un appétit trop gourmand et, finalement, se perdent en route faute d'expérience et de maîtrise suffisantes », dit-il avec lucidité.

Zeineddine tient à rester modeste et mettre toutes les chances de son côté, sans présenter une posture trop imposante aux aléas et imprévus du tournage. Nourri aux influences de cinéastes divers comme De Palma, Pasolini, Wong-kar Wai, Paradjanov.

Boulimique, voilà un qualificatif qui collerait bien à ce jeune cinéaste. Dans ses tiroirs, un fouillis d'idées et de projets plus ou moins aboutis, dont certains attendent de voir le jour. Dans le lot, on citera un long-métrage intitulé Ibrahim, le dernier des conteurs, premier volet d'une trilogie qui nous mènera aux quatre coins du monde des conteurs. Un autre trait de caractère: la claustrophobie. On voit bien que Chadi n'est pas le meilleur ami de l'enfermement, dans son quotidien comme dans son métier. Alors, il papillonne, expérimente et presse son imagination jusqu'à la limite du surréalisme.

Celui que les copains surnomment désormais « The Director » reconnaît tout de même qu'il a des points à développer. « Mais j'ai l'excuse du premier long-métrage » confesse-t-il. Il n'empêche que pour un premier, Zeineddine savait exactement ce qu'il voulait et a fini par l'avoir. Le scénario, le casting, quelques moyens… et suffisamment de foi pour croire qu'en trois ans de tournage, il réussira à faire de sa vague blanche un bel objet. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

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Slant Magazine
 
Falling from Earth
Written by Nick Schager
March 13, 2008

An oblique rumination on the psychological and emotional wreckage wrought by years of war in Beirut, Falling from Earth is much symbolic gesturing in the dark. That director Chadi Zeneddine makes no concession to traditional narrative is hardly a failing, but his refusal to contextualize his evocative imagery except in the slimmest of ways (i.e. by denoting that his film's four "chapters" are set in different decades) dampens their ability to reverberate on an individual or collective scale. The influence of and yearning for home, the past, love, and a voice (both personal and political) are topics that freely commingle throughout these tales, which involve an old man named Youseff who collects photographs for display in his bombed-out apartment, a young girl who asks Santa for a video camera, a security guard who begins writing on the door of a public bathroom stall, and a woman remembering a former romance. Zeneddine's visual acumen allows for a stirring, tangible sense of the city and the sorrow, loneliness, and longing of its inhabitants, which is conveyed most powerfully through measured shots of the rubble-strewn urban landscape framed by windows or explosion-created holes in walls. And in the sight of a young girl using a camera to discover the ugly reality lurking underneath a gentle façade, the director offers up a poignant summation of cinema's potential power. In these moments, his self-conscious cinematography has a mystical Tarkovsky-esque portentousness, though it lacks a spiritual and moral density. Blood dripping down a bathroom wall, a body being excavated from the soil, and a young boy donning angel wings are some of the many abstract sights intended to convey truths about the metropolis. Yet by unrelentingly smothering the story's vignettes in endless magical realist touches and obtuse narration, Zeneddine, seeking to craft a haunting tone poem about his beloved Beirut's explosion-wracked torment, sparks thought but no feeling, reducing his film to a text that wants to be parsed rather than emotionally experienced.

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Film Catcher
 
Chadi Zeneddine-FALLING FROM EARTH

Highlights:

A true cinema poet, Chadi Zeneddine’s poignantly surrealist debut film pays tribute to four lonely people trying to survive their own private wars in Beirut. These seamlessly woven chapters each reflect their own particular time and place. In 1958, a solitary little girl exchanges her world of toys and make-believe for a camera that captures the harsher reality outside. In 1975, a security official grieving over the loss of a loved one finds solace in the graffiti he reads and scrawls in a men’s room. In 1982, a woman dances and weeps, waiting in vain for a missing lover. And in the present, Joussef has a magical encounter. FALLING FROM EARTH is a moving elegy for a lost homeland from a director whose talent and sensitivity imbue every frame.

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Dubai Lime
 
A cinematic poem that caters to the senses and strongly provokes memory, Falling From Earth is a new and powerful Lebanese independent film that is currently touring film festivals around the world. Told with a sharp auteur approach, the film makes of every recent Lebanese war a chapter. In each, a character's life plays out in a world where words are few but grand sentiments are expressed in special relationships to personal spaces, which gradually transcend into playgrounds for hopes and fears.

From abandoned buildings, charming Beiruti alleys, to public toilets, Zenneddine's film becomes an intimate artistic study of the Lebanese's subjection to war, creatively told with elaborate camera movements and punchy colors, free from any war movie clichés of shelling and torn bodies.

The film is currently touring the international film festival. Its director will be present at the screening.

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